Aberrations

Voici un exercice auquel je me suis prêtée en septembre 2018 dans le cadre de ma formation chez Désir D’écrire. La consigne était simple : rédigez un texte à partir d’un enregistrement de votre voix et relevez les caractéristiques de votre style.
Ce texte est donc un condensé de ma discussion avec une ancienne collègue, partie en reconversion pour devenir professeur des écoles.
Je précise qu’avant d’écrire ce petit article, j’ai vérifié certains points sur le web et auprès de personnes concernées par le sujet. Enfin, je tiens à ajouter que j’admire vraiment le travail des professeurs des écoles et des AVS et que ce texte ne les vise pas, mais a pour unique but de pointer ce que j’estime être des « aberrations » dans le système administratif.
Voilà ce que cela donne :

Aberrations

Il y a dans notre pays, des situations administratives pour le moins aberrantes !
Prenons le concours des professeurs des écoles. Le seuil d’admission diffère selon l’endroit où il est passé. Pour exemple : en 2017 la note du dernier candidat admis s’élevait à 8/20 dans l’académie de Versailles tandis que dans celle de Clermont-Ferrand elle était de 13/20.
Certes c’est le principe même du concours, mais force est de constater que le niveau d’instruction proposé aux enfants résidant dans notre pays n’est pas le même d’une région à l’autre.
Pourquoi cet écart dans le degré d’exigence ? La large amplitude du nombre de postes proposés selon les académies et la pénurie de candidats franciliens (pour rester dans l’exemple) en sont certainement la raison. Et puisqu’en région parisienne, il est difficile d’attirer des personnes prêtes à exercer ce beau métier et ayant le niveau requis pour y accéder, on préfère user d’un moyen imparable : la grande braderie de Paris.
Aberrant me direz-vous ! Et pourtant… il y a pire.
Notre pays manque cruellement d’Auxiliaires de Vie Scolaire (70 000 accompagnants pour 120 00 demandes). Vous savez… les AVS !
Ces personnes sensées accompagner des enfants en difficulté, peuvent accéder à cette mission en déposant leur dossier au rectorat dès lors qu’elles sont pourvues du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent. Pour la forme on leur fait passer un entretien durant lequel on leur demande le comportement qu’elles adopteraient dans telle ou telle situation. Et le tour est joué : elles repartent avec leur CDD de vingt heures par semaine dans la poche.
Outre le fait que le niveau de compétences demandées semble un peu léger, on constate ici une première absurdité : pourquoi vingt heure, puisque la durée hebdomadaire de l’enseignement à l’école est fixée à vingt-quatre heures ? Quid des quatre heures restantes.
Deuxième absurdité : un grand nombre d’AVS se voit affecté à des missions de dix à douze heures hebdomadaires… mais sont payées vingt heures, et c’est bien normal puisque c’est la durée stipulée dans leur contrat.
L’expression « Cherchez l’erreur » prend ici tout son sens.

© Jos Gonçalves septembre 2018

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