COMPLAINTE D’UN MANNEQUIN

Ce texte est ma participation à l’atelier d’écriture n°260 du 27 mars 2017 sur Bric à Book

© Kot

Assise sur le sol,
Toute de noir vêtu,
Sur moi la farandole
De soldats incongrus.

Je n’ai pas la parole,
Et je n’ai pas la vue,
Mais je sens mes guiboles,
Envahies de poilus.

Et devant leur gloriole,
Les passants détendus,
Se moquent de ces mariolles,
De mon chapeau pointu.

Mais loin d’être un guignol,
Quand juin sera venu,
Je serais le symbole,
De l’été revenu.

De très fines étoles,
Je serai revêtue,
Et sous un parasol,
On m’aura étendue.

Adieu guerriers frivoles,
Vous qui ne serez plus,
Que de pauvres furoles,
A jamais disparues.

©Jos Gonçalves le 27 mars 2017


 

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